Diplomatie : Les pays africains aux cotés de Ryad dans son bras de fer avec Téhéran

 

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Hossein Jaberi Ansari à Téhéran le 14 décembre 2015 | © AFP / ATTA KENARE

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères Hossein Jaberi Ansari à Téhéran le 14 décembre 2015 | © AFP / ATTA KENARE

En soutien à l’Arabie saoudite dans son bras de fer avec l’Iran, suite à l’exécution d’un activiste qui a semé des troubles en Arabie saoudite, plusieurs pays africains ont décidé de rompre leurs relations diplomatiques avec Téhéran.

Mercredi, la république de Djibouti a décidé d’emboîter le pas au Soudan et à la Somalie, qui avaient déjà tourné le dos à toute coopération avec l’Iran.

De sa position stratégique, Djibouti constitue un partenaire de choix pour tout pays désirant s’ouvrir vers l’océan indien.

Téhéran perd ainsi un partenaire de choix à cause de son bellicisme non justifié à l’égard de Ryad

En procédant ainsi, Djibouti n’a fait qu’imiter la Somalie qui avait rompu toute coopération avec l’Iran.

Dans la foulée, Mogadiscio avait expulsé tous les diplomates iraniens en poste dans le pays.

Mais ce qui semble le plus affecter Téhéran dans sa croisade contre Ryad, c’est sans doute le fait que l’un de ses alliés stratégiques sur le continent, en l’occurrence le Soudan ait décidé lui aussi de se ranger du côté de l’Arabie saoudite.

Khartoum a effet coupé ses relations diplomatiques avec Téhéran en solidarité avec l’Arabie Saoudite.

Le ministère soudanais des Affaires étrangères a confirmé, dans une déclaration officielle publiée lundi dernier, qu’il expulserait l’ambassadeur iranien à Khartoum pour protester contre l’attaque de l’ambassade saoudienne à Téhéran.

« Le Soudan condamne fermement l’attaque brutale de l’ambassade d’Arabie saoudite à Téhéran. A travers de tels actes, l’Iran a violé le droit international, » lit-on dans le communiqué.

‘’ Par conséquent, nous avons décidé de rompre immédiatement nos relations diplomatiques avec l’Iran, ‘’explique le document.

Khartoum a, dans la foulée ordonné à la mission diplomatique iranienne de quitter le royaume dans les 48 heures.

Nimr Al-Nimr fait partie des 47 personnes exécutées en Arabie Saoudite samedi pour des activités liées au terrorisme, une situation qui a déclenché des protestations violentes en Iran avec la mise en feu de l’immeuble abritant l’ambassade d’Arabie saoudite à Téhéran.

L’Iran a choisi de manifester par des actions violentes son opposition à l’exécution du terroriste Nimr Al-Nimr.

D’autres soutiens à Ryad dans son bras de fer avec Téhéran sont attendus compte tenu des liens forts et très fructueux de coopération que le Royaume entretient avec l’Afrique.

 © APA

 

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