Cameroun – Vie chère : le CPP exige une revalorisation des salaires des travailleurs

Dans une Déclaration parvenue à CAMERPOST en date du 26 janvier 2016, le Cameroon People’s Party (CPP) milite pour la fin des injustices dans la Fonction publique au Cameroun.


Ouvrir des négociations pour la révision des salaires en tenant compte des propositions de la Centrale syndicale du secteur public (CSP). Notamment : rétablir les salaires au niveau  où il se trouvait au début des années 1990 avant la baisse drastique et sauvage ;  revaloriser ensuite à partir de ce point les salaires au moins à hauteur de 50% pour permettre aux fonctionnaires de faire face au coût de la vie qui est de plus en plus chère ; indexer l’augmentation des salaires des travailleurs de la Fonction publique au taux de croissance économique du pays. Voilà ce que demande le CPP au Gouvernement camerounais. Dans une Déclaration signée du secrétaire général du parti, Franck Essi, le Cameroon People’s Party dit s’associer aux appels qui demandent une amélioration significative des conditions salariales des travailleurs de la Fonction publique en particulier et de l’ensemble des travailleurs camerounais en général.

Pour ce faire, le CPP souscrit l’idée défendue par la CSP. « Pour espérer nous développer, nous avons besoin d’une administration performante et au service des usagers. Il n’y a pas d’administration performante sans travailleurs bien traités ! », écrit le SG du parti politique de l’opposition. Il ajoute : « Il n’y a pas d’administration débarrassée de la corruption sans fonctionnaires correctement payés ! Il n’y a pas d’amélioration possible de la condition de l’ensemble des travailleurs si l’Etat lui-même ne se montre pas exemplaire en tout point dans le traitement de son personnel ! » CAMERPOST apprend ainsi que le CPP tient à mettre un terme à une administration qu’il qualifie « à deux vitesses. Une administration qui voit les hauts cadres et les élites systématiquement s’arroger les richesses du pays ! »
Rappelons que le statut général de la fonction publique prévoit qu’il y a deux âges de départ à la retraite : 50 ans pour les catégories C et D et 55 ans pour les catégories A et B. Mais depuis 1996, des statuts particuliers et spéciaux ne cessent de fleurir et de déroger au statut général créant ainsi une inégalité et une injustice criardes entre les différents corps du  personnel de l’Etat. Désormais, les enseignants vont à la retraite à  60 ans, les magistrats entre 55 ans et 68 ans en fonction du grade, les officiers de l’armée, de la police et de l’administration pénitentiaire à 60 ans ; les officiers généraux et certains hauts cadres ne semblent pas avoir d’âge de départ à la retraite.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

 
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