Cameroun – Incendie : Le marché A de Bafoussam en feu

A en croire les témoins, c’est autour de 22 heures que le feu s’est déclaré dans ce marché A de la ville de Bafoussam, région de l’Ouest. Il a ravagé au total sept boutiques avant d’être stoppé par les commerçants aidés en cela par les sapeurs pompiers. Le bilan est lourd. Certains commerçants viennent de remplir leurs boutiques à la faveur de la nouvelle année. Mais pour l’instant, les enquêtes menées par la police ne sont pas bouclée pour que l’on sache avec exactitude les origines de ces flammes.

Sept boutiques réduites en cendres mardi 12 janvier 2016. | Illustration/DR

Sept boutiques réduites en cendres mardi 12 janvier 2016. | Illustration/DR

Ce que l’on ne sait pas contre, c’est que les sept boutiques brulées sont situées dans le pavillon réservées aux appareils électroménagers et électroniques. Sont aussi concernées les boutiques de parfumerie. L’on attend maintenant de connaître les causes de cet incendie et surtout les responsabilités.

En fait, l’incendie dans ce marché n’est pas un phénomène nouveau et semble même s’installer dans une curieuse habitude.  Il ne se passe pas une seule année sans que l’on enregistre un incendie ici et toujours avec un bilan lourd. L’an dernier, le gouvernement avait daigné indemniser ces commerçants qui avaient tout perdu toujours dans des circonstances peu ou jamais élucidées.

D’ailleurs, Bafoussam n’est pas la seule victime des incendies au Cameroun.  Toujours l’année dernière, Mbouda, le chef-lieu du département des Bamboutos, a été victime d’un incendie de grand ampleur. C’était au mois de février 2015. Les flammes ont léché nombre de boutiques en plein midi dans un soleil accablant.

A Douala, la capitale économique du Cameroun, le phénomène est plus inquiétant.  Le marché Congo, le plus grand espace marchand dans la sous-région est régulièrement victime de ces incendies rendant pauvres définitivement des commerçants jadis prospères.  Le bilan le plus lourd, c’était en 2014. Cette année là, 620 boutiques ont été brulées. Deux ans auparavant, 250 boutiques ont été renduites en cendres. Au cours du mois d’avril 2015, une quinzaine de boutiques construites en matériaux provisoires ont été réduites en cendres. Ces commerces de vente de textile et de merceries se trouvaient au fond de l’allée située en face du Commissariat de sécurité publique du 3e arrondissement. Les pompiers ont mis environ deux heures à éteindre l’incendie qui s’est déclaré autour de 16 heures. Le bilan financier tutoie souvent les milliards. Curieusement les causes ne sont toujours pas connues. Mais les explications le plus courantes, ce sont les installations et des branchages anarchiques, et l’absence des bouches d’incendie.

© CAMERPOST par Ousmane Biri

 
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