Cameroun: En finir avec les médicaments de la rue

Pour que le paysage sanitaire connaisse, comme l’affirment les autorités «une amélioration », il faut sans doute suivre scrupuleusement les directives du Dsce.

Cameroun: En finir avec les médicaments de la rue

Déjà en «bon élève» du Renouveau, des sources indiquent que le ministère de la Santé publique, pour le compte de l’année 2015, a utilisé 122,93% de son enveloppe budgétaire. Ce qui est un record par ces temps où la sous-consommation du budget d’investissement public est presqu’un non-événement.
Mais en 2016, en dehors du relèvement du plateau technique dans plusieurs hôpitaux, la lutte contre la corruption dans les milieux hospitaliers devrait être l’un des piliers majeurs de l’action du ministre André Mama Fouda. On ne le dit pas souvent assez la corruption gangrène aussi le secteur de la santé chez nous.
En même temps la guerre contre le médicament de la rue, qui reste une épine au pied des pouvoirs publics, devra s’accélérer. Pour pallier à l’insuffisance du personnel dans les formations hospitalières publiques, des recrutements sont annoncés. Surtout que de nouvelles formations hospitalières de diverses catégories seront

ouvertes. Tout ceci en  cohérence avec la vision 2035, qui, de manière générale, pour l’offre de soins, énonce que « l’amélioration reposera sur : la révision de la carte sanitaire, de manière à la rationnaliser en réduisant sensiblement la forte dispersion des structures de santé et en concentrant les dépenses publiques de santé dans les centres et districts de santé retenus à l’issue de cette évaluation ».
Il s’agit, en effet, à travers cette révision, d’évaluer l’efficacité réelle du dispositif actuel et d’adopter pour l’avenir les dispositions devant permettre aux districts de santé d’offrir effectivement sur le terrain des soins de santé de qualité, reposant sur des infrastructures modernes, des équipements biomédicaux adaptés et fonctionnant effectivement la plupart du temps, des médicaments effectivement disponibles, des ressources humaines bien formées, motivées et en nombre suffisant. Sans oublier le développement d’une politique d’assurance qualité sur les médicaments, réactifs et dispositifs médicaux essentiels.

 
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