Actus

Cameroun - Assistance humanitaire: 171 milliards Fcfa pour aider les réfugiés

Le plan de réponse lancé lundi à Yaoundé par le gouvernement vise à apporter assistance à plus d’un million de personnes.

Cameroun - Assistance humanitaire: 171 milliards Fcfa pour aider les réfugiés

Le Cameroun  a lancé lundi, en partenariat avec les Nations Unies, son plan de réponse humanitaire en faveur des personnes rendues vulnérables par les conflits, l’insécurité alimentaire, la malnutrition, les catastrophes naturelles et les épidémies. Ce plan vise à «apporter une réponse aux problématiques de déplacements massifs des réfugiés nigérians et des Camerounais, de l’insécurité alimentaire et de la malnutrition, aux défis de la protection des civils et de contribuer à un meilleur accès aux services essentiels tels que la santé, l’éducation, l’eau, l’hygiène et l’assainissement», indique Najat Rochdi, la coordonatrice du système des Nations Unies au Cameroun.
Cette dernière s’exprimait à cet effet ce 25 janvier 2016, lors de la cérémonie de lancement dudit plan à l’hôtel Mont Fébé à Yaoundé, en présence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (Minatd), René Sadi. En effet, la situation sécuritaire due aux actions de la secte terroriste Boko Haram dans l’Extrême-Nord du Cameroun a causé l’arrivée de plus de 70.000 réfugiés nigérians et forcé quelque 124.000 Camerounais à fuir leur foyer dans cette partie du pays. Ces derniers ont trouvé refuge auprès des communautés hôtes, elles mêmes vivant déjà dans des situations très précaires.

Besoins
Les effets conjugués de l’insécurité et des aléas climatiques (sécheresses récurrentes, inondations, etc.) dans l’Extrême-Nord ont ainsi provoqué une crise alimentaire et nutritionnelle majeure. Ce plan vise à mobiliser 282 millions de dollars (près de 171 milliards Fcfa) pour fournir une protection et une assistance à plus d’un million de personne. La cérémonie de ce lundi marquait également le lancement des plans d’intervention régionaux pour les réfugiés nigérians et centrafricains. Le premier vise à mobiliser 200 millions de dollars (environ 121 milliards Fcfa) pour venir en aide à 230.000 réfugiés nigérians et près de 285.000 personnes vulnérables parmi les communautés hôtes au Cameroun, au Niger et au Tchad.
Le second, lui, vise à mobiliser 346 millions de dollars (environ 210 milliards Fcfa) pour apporter une aide conséquente à 476.000 réfugiés centrafricains et plus de 289.000 personnes parmi les communautés hôtes au Cameroun, au Tchad, au Congo et en République démocratique du Congo (Rdc). «Il s’agit, d’une part, de subvenir aux besoins des réfugiés vulnérables et d’autre part, de promouvoir leur autosuffisance. Nous ne pouvons atteindre cet objectif sans une collaboration étroite entre les pays d’asile», a déclaré Liz Hua, la coordonatrice régionale du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (Hcr) pour les réfugiés centrafricains et nigérians.

Patricia Ngo Ngouem

Mutations

 

Guillaume Soro lâché par Paris

Alors qu'un nouvel enregistrement mettant en cause la responsabilité de dignitaires ivoiriens dans le putsch de septembre denier au Burkina Faso enflamme la toile, le président de l'assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro, soupçonné d'avoir soutenu le coup d'Etat, est de moins en moins bien reçu à Paris. Malgré d'importants relais dans les milieux militaires et au niveau de l'Etat major français, Soro, devenu trop sulfureux, a bien du mal à se faire entendre dans la capitale française.

Alors qu'un nouvel enregistrement mettant en cause la responsabilité de dignitaires ivoiriens dans le putsch de septembre denier au Burkina Faso enflamme la toile, le président de l'assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro, soupçonné d'avoir soutenu le coup d'Etat, est de moins en moins bien reçu à Paris. Malgré d'importants relais dans les milieux militaires et au niveau de l'Etat major français, Soro, devenu trop sulfureux, a bien du mal à se faire entendre dans la capitale française.

Outre l'affaire des écoutes qui renforce sa réputation de déstabilisateur dans cette partie de l'Afrique, le président de l'Assemblée nationale ivoirienne a été visé par un mandat d'amener lancé par la juge d'instruction Sabine Khéris lors de son dernier séjour en France en décembre 2015. Un geste peu apprécié par Abidjan qui s'est empressé de demander des explications.

Les autorités françaises qui ont par ailleurs soutenu l'élection du nouveau président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, ennemi de Soro, ne se sont pas non plus opposées au lancement d'un mandat d'arrêt contre Soro par le Burkina Faso le 16 janvier.

Piqué à vif, le président de l'assemblée ivoirienne multiplie ces dernières semaines les déclarations contre la France dans l'hémicycle. Autant d'agitation quientrave de plus en plus la bonne gestion du pays par le président ivoirien Alassane Ouattara qui entame tout juste un second mandat. Le président ivoirien sera-t-il tenté d'écarter Soro de son poste à l'occasion des législatives prévue pour fin 2016 ?

Mondafrique

Cameroun - Cyber prostitution: Une technique discrète de vente de sexe

La prostitution à travers les techniques de communication  est  devenue une méthode courante chez les étudiantes. Ainsi, en plus de sillonner les grands hôtels, elles essayent le cyber prostitution.

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Leur champ d`action, c`est parfois Internet et, «cela me permet de régler mes factures D’habitude, quand je n`ai pas cours, je vais sur le net. Je propose mes services aux  amoureux du sexe. Il discute avec moi  sur le montant à payer», explique Mireille. D’autres filles préfèrent créer des blogs qu’elles recommandent aux hommes nantis. «Dans mes blogs, je présente mes photos les plus excitantes», précise Nathalie, une autre étudiante.
Il est environ, 11heures ce lundi  25 janvier 2016, dans les parages de l’université de Douala. Assise devant son ordinateur dans un box hermétiquement fermé, Esther discute avec des clients. «Je mets en valeur mon joli corps et le vend cher», lance-t-elle. Ses après-midi, elle les occupe dans un cyber café au campus. D’après les témoignages recueillis, ces étudiantes révèlent  que pour avoir leurs clients à travers le blog, elles le recommandent autour d’elles. «Ce n’est pas difficile d’avoir le mail d’un individu. Nous rencontrons des personnes importantes pendant notre travail dans la rue», dévoile Carine T. Ainsi, des recommandations pour visiter le blog tombent dans les boîtes messageries électroniques de plusieurs internautes à leur insu la plupart du temps. «Je fais des  propositions de mes services  via les  boîtes électroniques, un mail  par lequel j’invite  les hommes  à me  rejoindre pour échanger des plaisirs. Ça fait plus responsable et discret», a confié une étudiante.
D’après les abonnés  du net, les clients  du cyber prostitution, sont généralement  les expatriés d’une certaine tranche d’âge et les cadres des sociétés. «Le plus souvent c’est des sexagénaires qui aiment aller avec ces étudiantes, car ils ont déjà une vie stable et veulent juste s’amuser», raconte un responsable d’un cyber café.
Le prix du rendez-vous galant est fixé après l’approbation des deux parties. Le prix du cyber prostitution varie entre 20.000 à 50.000 Fcfa. «Je n’ai pas pitié de mes clients, car lorsqu’ils vont avec moi, ils sont aussi brutes voila pourquoi le montant est élevé», révèle une étudiante.
En effet, cette nouvelle technique de prostitution  rapporte gros : «L’idéal pour nous est d’avoir un compte bancaire pour sécuriser notre argent et éviter d’en dépenser, car il ya des fois où  on s’en sort avec 150.000Fcfa par jour, à raison de trois clients», racontent en cœur  certaines étudiantes pratiquant le cyber prostitution. Une des prostituées déclare que livrer son corps via Internet est moins connu par ses amis. «Cette méthode nous permet de vendre notre corps sans efforts et en toute discrétion car tout se décide via internet à savoir le lieu et le montant», raconte Marthe le sourire aux lèvres.

Amélie Dita, Stg

La Nouvelle Expression

Institution d’un prix d’excellence du journalisme au Cameroun

Ce prix sera décerné aux professionnels qui se distinguent par la qualité de leurs productions et le respect de la déontologie du journalisme. Lors de la cérémonie de présentation des vœux du nouvel an, le président du Conseil national de la communication (CNC), Peter Essoka, a annoncé l’institution en 2016 d’un prix d’excellence pour les journalistes exerçant au Cameroun. 

Selon Peter Essoka, il sera question de décerner une reconnaissance aux journalistes qui se démarquent par la qualité de leurs productions mais aussi par le respect de l’éthique et de la déontologie de la profession journalisme. 


Peter Essoka veut améliorer les relations entre le CNC et les médias

Pour l’année 2016, le CNC annonce aussi la réalisation d’une cartographie des médias au Cameroun et le lancement de son magazine trimestriel. Toutes choses qui permettront d’améliorer les relations entre l’organe de régulation. « Nous allons poursuivre les contacts entamés avec les professionnels des médias pour intensifier et réduire les quelques incompréhensions jusqu’ici observées ici et là », a expliqué Peter Essoka.

Au Cameroun, le Conseil national de la Communication est une institution de régulation des médias. Il veille par ses décisions et [avis] au respect des lois et règlements en matière de communication sociale ; de l'éthique et de la déontologie professionnelle ; de la paix sociale, de l'unité et de l'intégration nationale dans tous les médias ; de la promotion des langues et cultures nationales dans tous les médias ; de la promotion des idéaux de paix, de démocratie et des droits de l'homme; de la protection de la dignité des personnes, notamment de l'enfance et de la jeunesse dans les médias; etc.

Par Louise Nsana (stg) 

http://www.journalducameroun.com/

 

Le Gouvernement érythréen demande aux hommes d’épouser au moins 2 femmes ou être emprisonnés

Beaucoup ont reçu les informations sur la polygamie obligatoire pour les hommes en Erythrée avec un mélange de stupéfaction et d’excitation.  

Image d'illustration : Mariage en somalie

 

Des militants Pro gouvernementaux ont posté un mémo, prétendument pondu par le gouvernement de l’Érythrée et qui demandait aux hommes de se marier a au moins deux femmes en raison de la pénurie aiguë d’hommes occasionnés par les pertes pendant la guerre civile avec l’Ethiopie.

La déclaration écrite en arabe assure du soutien du gouvernement pour les mariages polygames. Ainsi on peut y lire :

“Sur la base de la loi de Dieu sur la polygamie, et compte tenu des circonstances dans lesquelles le pays se situe en termes de pénurie d’hommes, le département érythréen des Affaires religieuses a décidé ce qui suit.” « Chaque homme doit se marier a au moins deux femmes et les hommes qui refusent de le faire doivent être emprisonnés à vie avec travaux forcés.” “La femme qui tente d’empêcher son mari d’épouser une autre femme sera aussi puni d’emprisonnement à vie,” déclare le même document

En attendant, certains Kenyans ont réagi à ces annonces avec perplexité, certains suggérant qu’ils pourraient changer leur citoyenneté immédiatement et profiter des nouvelles lois dans ce pays.

“A ce rythme, on risque de voir le gouvernement érythréen réaménager ses installations consulaires à Kakamega, Embu, Siaya et Busia pour aider à accélérer le traitement des visas”, a déclaré un Kenyan sur facebook.

Le Journal THE WHISTLER n’a pas pu authentifier le document immédiatement, ni même la traduction et on ne comprend pas non plus pourquoi la déclaration n’était pas écrite dans les deux autres langues nationales de l’Érythrée qui sont tigrinya et Tigre.

De mai 1998 à Juin 2000 la guerre en Érythrée et en Éthiopie a vu 150.000 soldats tués de part et d’autre, mais ayant un impact plus important sur la population masculine dans l’Erythrée petite nation qui avait alors seulement 4 millions de personnes au total.

Source : THE WHISTLER

Cameroun – Vie chère : le CPP exige une revalorisation des salaires des travailleurs

Dans une Déclaration parvenue à CAMERPOST en date du 26 janvier 2016, le Cameroon People’s Party (CPP) milite pour la fin des injustices dans la Fonction publique au Cameroun.


Ouvrir des négociations pour la révision des salaires en tenant compte des propositions de la Centrale syndicale du secteur public (CSP). Notamment : rétablir les salaires au niveau  où il se trouvait au début des années 1990 avant la baisse drastique et sauvage ;  revaloriser ensuite à partir de ce point les salaires au moins à hauteur de 50% pour permettre aux fonctionnaires de faire face au coût de la vie qui est de plus en plus chère ; indexer l’augmentation des salaires des travailleurs de la Fonction publique au taux de croissance économique du pays. Voilà ce que demande le CPP au Gouvernement camerounais. Dans une Déclaration signée du secrétaire général du parti, Franck Essi, le Cameroon People’s Party dit s’associer aux appels qui demandent une amélioration significative des conditions salariales des travailleurs de la Fonction publique en particulier et de l’ensemble des travailleurs camerounais en général.

Pour ce faire, le CPP souscrit l’idée défendue par la CSP. « Pour espérer nous développer, nous avons besoin d’une administration performante et au service des usagers. Il n’y a pas d’administration performante sans travailleurs bien traités ! », écrit le SG du parti politique de l’opposition. Il ajoute : « Il n’y a pas d’administration débarrassée de la corruption sans fonctionnaires correctement payés ! Il n’y a pas d’amélioration possible de la condition de l’ensemble des travailleurs si l’Etat lui-même ne se montre pas exemplaire en tout point dans le traitement de son personnel ! » CAMERPOST apprend ainsi que le CPP tient à mettre un terme à une administration qu’il qualifie « à deux vitesses. Une administration qui voit les hauts cadres et les élites systématiquement s’arroger les richesses du pays ! »
Rappelons que le statut général de la fonction publique prévoit qu’il y a deux âges de départ à la retraite : 50 ans pour les catégories C et D et 55 ans pour les catégories A et B. Mais depuis 1996, des statuts particuliers et spéciaux ne cessent de fleurir et de déroger au statut général créant ainsi une inégalité et une injustice criardes entre les différents corps du  personnel de l’Etat. Désormais, les enseignants vont à la retraite à  60 ans, les magistrats entre 55 ans et 68 ans en fonction du grade, les officiers de l’armée, de la police et de l’administration pénitentiaire à 60 ans ; les officiers généraux et certains hauts cadres ne semblent pas avoir d’âge de départ à la retraite.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

CAMEROUN : Le gouverneur de l’ Est déclare la guerre aux sorciers

Depuis le début de sa tournée socio-économique, Grégoire Mvongo invite les populations à abandonner le «mgbati ».

L’incroyable scène est encore fraîche dans les mémoires, au moment où le gouverneur de l’Est entreprend sa tournée socio-économique dans la région. Personne n’a effectivement oublié cet enfant de six ans menaçant de tuer mystiquement sa maîtresse si celle-ci le renvoie de la classe pour un devoir non-effectué. Nous sommes en 2014 à l’Ecole publique de Doumé. La maîtresse, effectivement tombée malade sur ces entrefaites, a dû se réfugier à Bertoua, abandonnant les classes pendant plusieurs semaines… Tongrelo, localité sise à quelques encablures de Doumé, a vécu un scénario similaire.

Une vieille dame avait distribué le bâton mystique à des enfants en bas âge, leur recommandant de provoquer la fermeture de l’école primaire locale. Un peu partout à l’Est, de Bertoua à Ngoyla, en passant par Moloundou, Yokadouma, Atok, Abong-Mbang, Lomié… les sorciers et leurs oeuvres nocives ont de la réputation. Au rang de leurs méfaits : le blocage des projets communautaires dont l’électrification rurale, l’aménagement des points d’eau potable, la construction d’écoles modernes; l’assassinat mystique des élites ambitieuses. Raisons pour lesquelles le gouverneur de la région les a dans son collimateur, depuis le début de sa tournée d’animation socio-économique engagée le 22 janvier dernier.

C’est que dans différentes localités, des élites ont démissionné, refusant d’investir dans la construction d’habitations modernes ou la création de plantations par peur d’être « mangées» par les sorciers. A Lomié et Ngoyla notamment, le gouverneur Grégoire Mvongo a instamment enjoint les sorciers d’abandonner leurs pratiques maléfiques. De même que l’initiation des petits enfants aux oeuvres des ténèbres. Dans son message aux populations, il a cependant fustigé les paresseux et les incapables qui trouvent des excuses dans la sorcellerie pour ne rien faire. Pour Grégoire Mvongo, seule l’ardeur au travail est l’arme du salut. Arme que doivent s’approprier les populations de l’Est, pour construire leur région. Avec l’appui des pouvoirs publics dont la volonté d’accompagnement est manifeste.

Camer.be

Cameroun – Moustiquaires imprégnées : des agents dénombreurs sur le terrain

CAMERPOST a fait le constat ce mercredi 27 janvier 2016 au lieu-dit Cité Berge, à Village, une périphérie de Douala.

Vêtus des chasubles et arborant des badges accrochés autour du cou de sorte à éviter toute confusion, des agents chargés du dénombrement et de l’identification des ménages en vue de la distribution prochaine des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (Milda) sont sur le terrain. Très concentrés à leur besogne, et en dépit du soleil ardent ce mercredi 27 janvier 2016, femmes et hommes, jeunes et adultes, tiennent ainsi à contribuer au bon déroulement de la campagne relative au dénombrement des maisons. Comme le souhaitent la coalition de la Communauté des affaires en charge de la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme en collaboration avec le Ministre de la Santé publique. Ils se sont prononcés il y a quelques semaines au moment de l’annonce de la campagne désormais effective. Cette dernière a commencé lundi dernier dans la région du Littoral et se poursuit jusqu’au 4 février 2016.

Pour ce qui est de la distribution des Milda, des équipes sur le terrain font savoir qu’elle aura lieu au mois de février prochain. En outre, les acteurs de la santé publique dans le département du Wouri donnent quelques recommandations aux ménages : « Chaque ménage doit se faire identifier car c’est par là que les populations pourront entrer en  possession des moustiquaires ». C’est pourquoi, comme l’a noté CAMERPOST, les agents qui arrivent dans les ménages prennent un certain nombre de renseignements à l’instar du nombre de personnes qui vivent dans une maison, la présentation de la Carte nationale d’identité.  « Par le nombre d’individus dans une demeure, on saura le nombre de mouquaires à donner. Le programme national de lutte contre le paludisme veut qu’il y ait une moustiquaire pour deux personnes », ont lancé les concernés.

La campagne en question est très appréciée par le public. « Nous n’allons pas hésiter à donner toutes les informations pour recevoir les Milda, très importantes pour la lutte contre le paludisme qui fait des ravages », ont scandé à l’unanimité des habitants de Cité-Berge à Village. Après la moustiquaire imprégnée (Mi), la moustiquaire imprégnée d’insecticide (Mii) et la moustiquaire imprégnée de longue durée (Mild), c’est désormais au tour de la Milda de faire son apparition comme moyen de lutte anti vectorielle au Cameroun. La particularité de cette moustiquaire est sa résistance. Les Milda ont une durée d’efficacité de 3 à 5 ans, en raison de la technique d’imprégnation utilisée depuis l’usine de fabrication qui permet une meilleure adhérence de l’insecticide au tissu.

© CAMERPOST par Linda Mbiapa

Cameroun: Une longueur de retard sur les logements sociaux

Sur le chantier d’Olembé à Yaoundé, beaucoup de travaux tenus par les locaux sont au ralenti.

Les logements sociaux construits à Yaoundé par une entreprise chinoise tranchent radicalement avec le reste des immeubles en chantier. Ici au quartier Olembé, le gros-œuvre des travaux confiés à cette entreprise est achevé. Sur le site, les 660 logements se dressent fièrement. La dernière touche, c’est cette peinture de couleurs chatoyantes couvrant les murs et ces toitures de tuiles brillants qui saisissent le visiteur. Selon Albert Both Konn, sous-directeur de l’habitat au ministère de l’Habitat et du Développement urbain (MINHDU), tout ce qui leur reste à faire ce sont les travaux d’habitabilité. Il s’agit notamment de la construction des égoûts, la connexion au réseau électrique et à l’eau potable. Et le taux d’exécution de ces travaux oscille entre 75 et 80%.

Par contre, un peu plus loin sur le même site, il y a certains bâtiments qui ne paient pas de mine, envahis par des herbes folles avec un air d’abandon total. D’après un ouvrier rencontré sur le site, ces immeubles encore en construction ont effectivement été « abandonnés » il y a près de deux ans. « Tout pourrit à l’intérieur », assure l’ouvrier. Pour certains immeubles, les travaux se sont arrêtés à l’élévation des murs. Des murs pour la plupart recouverts de moisissure.

En dehors de cette altération, la majorité des bâtiments a pour seul support, des poteaux qui commencent à se fissurer. Par endroits, il y a des câbles et autres fils électriques qui pendent. Ici, le taux d’exécution se situe entre 20 et 25%. 237online.com Les entreprises en charge des travaux se trouvent être en majorité des PME camerounaises.

Le gouvernement, en avait retenu 13 pour la construction de 1500 logements. «Contrairement à ce que l’on croit, le taux d’exécution de certains avoisine les 86%. D’autres entreprises ont même atteint un taux de réalisation de 99% », indique Albert Both Konn. Et ce dernier d’ajouter que, « pour ce qui est de la deuxième phase du programme, concernant toujours les PME camerounaises, le taux d’exécution est de 73% ». Selon des responsables du Minduh, une partie de ces entreprises rencontrent des difficultés. Notamment le manque de professionnalisme, une technicité «non- avérée », l’insuffisance de financement et des tracasseries administratives.

Josy MAUGER

237online.com

Cameroun – Violence domestique: 5 milliards Fcfa dépensés chaque année pour la lutte

Le Fonds des Nations unies pour la population  a offert au Minproff à cet effet lundi à Yaoundé, comme contribution à l’action.

Un don composé  d’un lot de matériels d’apprentissage et des équipements informatiques a été réceptionné par la ministre de la Promotion de la femme et de la Famille (Minproff), Pr Marie Thérèse Abena, le lundi 26 janvier 2016 à Yaoundé. Ce don destiné aux services du Minproff à Meiganga dans la région de l’Adamaoua  et à Batouri à l’Est a été offert par le Fonds des Nations unies pour la population (Fnuap) pour servir à lutter contre les violences faites aux femmes.

« Ce don constitue un investissement judicieux parce que les femmes sont le moteur de la croissance d’une nation. Investir dans la femme, c’est investir dans la famille, investir dans la famille c’est investir dans le développement de la nation.  Quand les femmes réussissent, c’est toute la société qui en profite », a relevé  Barbara Sow, représentante de cette institution onusienne au Cameroun. Elle situe ce don dans le cadre d’un début de mise en route « d’un vaste programme conjoint avec Onufemmes relatif aux violences basées sur le genre et droits reproductifs et financé par les fonds japonais. Il n’est qu’une étape d’un processus qui va se poursuivre, avec l’ouverture des points de prise en charge holistique des violences basées sur le genre, afin de permettre aux victimes de violences de bénéficier d’un encadrement complet comprenant les aspects sanitaire, juridique, économique et social, le tout dans un cadre convivial.» Mme Sow a pris l’engagement de doter tout le pays des équipements adéquats pour freiner les violences faites aux femmes.

Un phénomène dont 55% de femmes déclarent avoir été victimes, sur le plan physique depuis l’âge de 15 ans. Les cas de viol ou d’agressions sexuelles ne sont pas en reste et plus d’un tiers des femmes en ont vécu subies dans leur vie. Une situation, qui selon les dires des experts, coûte environ 2.000 USD  par an, soit plus de 5 milliards de Fcfa par an dépensés uniquement pour la violence domestique au Cameroun. L’on comprend donc pourquoi le don du Fnuap a été salué par le Pr Abena Ondoa.

Adrienne Engono Moussang

237online.com